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Un mirage appelé Bitcoin en Centrafrique


Éclairage · La Centrafrique est le deuxième pays au monde, après le Salvador, en 2021, à reconnaître le bitcoin comme monnaie officielle. Une décision qui interpelle, compte tenu des nombreuses limites techniques et économiques inhérentes à cette cryptomonnaie. Explications.

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Depuis avril 2022, le bitcoin est une monnaie officielle en Centrafrique.

© Richard Patterson / flickr.com

Une décision « historique », la promesse d’une « croissance forte et inclusive » et d’« une économie stable et prospère »… Le communiqué de presse de la présidence centrafricaine diffusé le 26 avril 2022 ne manque pas de superlatifs pour saluer l’adoption, par l’Assemblée nationale, de la loi encadrant le bitcoin, désormais reconnu comme une monnaie nationale officielle au côté du franc CFA. La Centrafrique est le deuxième pays dans le monde à adopter cette monnaie virtuelle après le Salvador, en 2021.

Cette initiative a suscité de nombreuses critiques de la part des opposants centrafricains et un certain nombre d’interrogations. L’introduction d’une monnaie qui échappe à tout contrôle de l’État aura quelles conséquences pour l’économie ? Comment cette « cryptomonnaie » uniquement accessible via Internet peut-elle être déployée dans un pays où seulement 10 % de la population utilisait le web en 2020, selon la Banque mondiale ?

Lancé en 2009, le bitcoin était initialement présenté comme un moyen de paiement électronique de pair à pair, décentralisé, anonyme et indépendant des institutions financières et étatiques. Certains ont vu dans ce système un moyen de concurrencer puis de remplacer les monnaies souveraines traditionnelles. D’autres ont préféré le considérer comme un produit d’investissement : un « cryptoactif » jouant le rôle d’or numérique censé protéger des risques économiques et de l’inflation. Ces attributs sont désormais fortement remis en question.

Un portefeuille électronique

VIDEO: Le mirage monétaire du Bitcoin : une illusion dangereuse ? • FRANCE 24
FRANCE 24

Derrière son jargon souvent technique, le fonctionnement du réseau Bitcoin reste relativement facile à appréhender. Pour obtenir et utiliser la monnaie bitcoin, un usager doit commencer par ouvrir un portefeuille électronique (wallet), qui n’est autre qu’un petit programme informatique téléchargeable sur un ordinateur ou un téléphone portable. Ce wallet nécessite un pseudonyme et possède deux clés de chiffrement distinctes : une publique, commune à tout le réseau Bitcoin, et une privée, unique à chaque portefeuille.

Muni de ces attributs, l’utilisateur va pouvoir recevoir et envoyer des ordres de paiements au réseau Bitcoin. Par exemple, « jacques23 paye 0,1 bitcoin à desire36 avec 0,1 bitcoin reçu de Coinbase3287 ». Le message est chiffré et signé par la clé privée à l’aide d’un algorithme cryptographique (d’où le terme de cryptomonnaie) couramment utilisé dans les processus de signature électronique. Ainsi, seul le propriétaire de la clé privée peut dépenser ses propres bitcoins. Mais la clé de déchiffrement étant publique, tout le réseau Bitcoin peut décrypter le message et constater que desire36 vient de s’enrichir de 0,1 bitcoin.

Le Bictoin est avant tout un portefeuille électronique, comme il en existe des dizaines de par le monde (PayPal, Moneo, M-Pesa, Orange Money…). Ces systèmes doivent non seulement garantir la sécurité des transactions mais aussi s’assurer que les utilisateurs disposent des sommes qu’ils dépensent. Dans un système monétaire traditionnel, cette fonction est dévolue à l’autorité centrale (la banque), qui débite et crédite les comptes de ses utilisateurs et bloque les transferts dépassant le découvert autorisé. Cela oblige à tenir un registre des comptes, qui n’est autre qu’une base de données informatiques gérée par le réseau bancaire. Ce fonctionnement nécessite des intermédiaires : les opérateurs qui proposent les moyens de paiements électroniques (Visa, PayPal…) et les banques tenant les comptes des différents utilisateurs.

Le bitcoin prétend se passer de tout intermédiaire. Pour y parvenir, il fait appel à la blockchain, une technologie découverte dans les années 1970.

Une monnaie démesurément énergivore

VIDEO: Centrafrique : le bitcoin devient monnaie officielle
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Ici, cette blockchain n’est rien d’autre qu’une longue suite de blocs de données listant les transactions en bitcoins, de la même manière qu’un livre de compte bancaire est constitué d’une suite de pages enregistrant les opérations des différents comptes clients. Dans le cas des monnaies traditionnelles, le registre est sécurisé par la banque qui assure son intégrité. Avec le bitcoin, la sécurisation est effectuée par le processus de validation de la blockchain.

Lorsqu’un utilisateur effectue une transaction, cette dernière est collectée par un ou plusieurs serveurs (appelés « nœuds », ou « nodes » en anglais) qui font tourner le réseau Bitcoin à travers le monde. Chacun de ces nœuds possède une copie du logiciel bitcoin qui accumule les transactions en attente. Des utilisateurs appelés « mineurs » téléchargent cette liste de transactions et commencent le travail de validation (la validation d’un bloc rapporte une quantité prédéfinie de bitcoins au mineur). Pour être certifiée, une transaction doit respecter les règles dictées par l’algorithme, comme s’assurer que le portefeuille d’où provient le paiement détient les bitcoins qu’il cherche à dépenser. Le mineur va donc remonter l’historique des transactions du réseau pour vérifier le solde de l’utilisateur. Une fois toutes les transactions validées, il ne reste plus qu’à les inclure dans le registre du bitcoin, sous la forme d’un nouveau bloc s’ajoutant à la blockchain.

Toutes ces opérations nécessitent une quantité d’énergie considérable. Avantage : un pirate souhaitant attaquer le bitcoin devrait disposer d’une capacité de calcul (et consommer une quantité d’électricité) supérieure à la moitié du réseau, ce qui entraînerait un coût prohibitif. Le système est ainsi sécurisé par la puissance de calcul des mineurs, c’est-à-dire par une dépense en énergie. Inconvénient : le bitcoin consomme environ 0,5 % de l’électricité mondiale et émet autant de gaz à effet de serre qu’un pays comme la Grèce. De plus, les mineurs utilisent des processeurs conçus spécifiquement pour résoudre le problème mathématique posé par le bitcoin et ne sont donc pas particulièrement utiles pour effectuer d’autres tâches.

Des usagers particulièrement vulnérables

VIDEO: La Centrafrique adopte le bitcoin comme monnaie officielle
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Le gaspillage représenté par cette utilisation soulève des critiques. Selon une étude du Massachusetts Institute of Technology et de la Deutsche Bank, la durée de vie limitée de ces processeurs conduit le réseau Bitcoin à générer 272 grammes de déchets électroniques par transaction, soit l’équivalent de 600 000 iPhones par jour environ. Cette dépense en énergie est insupportable pour un pays comme la Centrafrique, dont les infrastructures électriques sont déjà très insuffisantes pour assurer les besoins minimaux de la population. C’est l’une des raisons, entre autres, pour laquelle Bangui a choisi Dubaï pour installer une société de minage dans le cadre de son projet baptisé « Sango » – l’émirat étant également connu pour l’opacité de son système financier.

La dépense d’énergie n’est pas la seule contrainte. Le délai de traitement d’une transaction excède les dix minutes. Il faut attendre une heure environ pour qu’elle soit entièrement sécurisée, le temps que la blockchain se soit allongée de cinq ou six blocs. Les paiements sont également irréversibles. Il n’y a pas d’autorité centrale permettant d’annuler une erreur ou de retourner l’argent en cas de fraude avérée. Cela rend les usagers particulièrement vulnérables aux arnaques en tout genre. Bien que le réseau soit virtuellement inviolable, il est fréquent que des utilisateurs perdent leurs bitcoins dans des escroqueries, se fassent voler leur clé privée, l’égarent ou commettent l’erreur de la divulguer. Tout cela rend le système sensible aux malversations.

Mais le principal problème, du point de vue d’un État qui souhaite utiliser le bitcoin comme moyen de paiement, reste le nombre restreint de transactions que le réseau peut supporter. Chaque bloc étant limité à 1 mégabit de données, soit 2 000 transactions environ, la totalité du réseau Bitcoin ne peut traiter que 3 à 5 transactions par seconde. En comparaison, la société Visa peut effectuer jusqu’à 70 000 opérations par seconde. Concrètement, cela signifie qu’il y a souvent une liste d’attente pour les transactions, avec trois effets problématiques.

Des taux de change volatiles

VIDEO: BFM Crypto, le Club : Bitcoin, mirage ou révolution monétaire ?
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D’abord, le temps de traitement d’une opération peut excéder les dix minutes. Ensuite, pour avoir une chance de voir sa transaction traitée dans des délais corrects, chaque utilisateur doit s’acquitter de frais de transaction. En 2022, ils s’établissent à 2 dollars américains (environ 1,80 euro) par transaction en moyenne, mais des pics à 30 dollars ont été observés en 2021. Difficile de payer son café en bitcoins dans ces conditions. Enfin, le délai de traitement des transactions augmente le risque lié à la variation du taux de change.

Pour transférer des dollars entre deux comptes, l’utilisateur 1 doit d’abord acheter des bitcoins à l’aide de dollars. Puis transférer les bitcoins vers l’utilisateur 2, qui doit à son tour les vendre pour récupérer des dollars. Tout cela prend potentiellement plusieurs heures. Or le cours du bitcoin fluctue énormément. Il est donc possible que le montant transféré ait bougé de 5 %, 10 % voire 20 % de sa valeur entre l’envoi et la réception. Cette variation du cours empêche le bitcoin de s’imposer comme une monnaie à part entière. Le taux de change avec les monnaies souveraines est plus volatile que le cours des actions cotées en Bourse, ce qui en fait une cible privilégiée des spéculateurs.

Pour résoudre le problème du coût de transaction et du volume, des solutions ont été développées. Il s’agit de portefeuilles électroniques classiques, dont la monnaie est adossée au bitcoin. Mais ces systèmes ajoutent une couche de complexité et n’augmentent pas de manière significative le volume de transactions pris en compte par le réseau Bitcoin.

Les Salvadoriens peu convaincus

VIDEO: Centrafrique : le bitcoin devient la devise officielle • FRANCE 24
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Lorsqu’il a adopté le bitcoin, en juin 2021, le Salvador a mis en place une application pour smartphone censée permettre de contourner ces difficultés. Dénommé « Chivo », elle facilite les paiements en bitcoins et permet aux utilisateurs de convertir leurs dollars en bitcoins (effectivement détenus par l’État) et inversement. Mais du fait de la volatilité des cours, les téléchargements de cette application ont cessé, alors que son utilisation par la population s’est souvent limitée à l’ouverture d’un compte pour retirer les 30 dollars américains offerts à tout nouvel utilisateur.

Censée permettre aux Salvadoriens exclus du système financier (non bancarisés) d’avoir accès à des moyens de paiement, cette initiative n’a pas connu le succès escompté. Du reste, d’autres systèmes visant à aider les populations les plus pauvres ont fait leurs preuves, sans passer par les cryptomonnaies. Le paiement mobile M-Pesa développé au Kenya depuis 2007 et exporté dans de nombreux pays africains en constitue un parfait exemple.

Chivo a d’abord été conçu pour encourager la diaspora salvadorienne à réaliser ses transferts d’argent en bitcoins. Ces envois représentent 6 milliards de dollars par an, soit un quart du PIB du Salvador. En théorie, le bitcoin devait permettre de faire des économies sur les frais de transactions imposés par des services de type Western Union. En pratique, les soucis techniques rencontrés par Chivo et la volatilité du bitcoin ont dissuadé la majorité des usagers potentiels d’y avoir recours.

Défaut de paiement et note dégradée

VIDEO: Centrafrique : la légalisation du Bitcoin • RFI
RFI

En Afrique, les cryptomonnaies sont souvent citées comme un véhicule permettant aux entreprises et aux particuliers d’effectuer des transferts d’argent vers et depuis l’étranger à moindres frais (et en contournant les règles douanières). Si Reuters notait une forte croissance de cet usage, il demeure marginal comparé aux sommes transférées en monnaies conventionnelles. Du reste, la Centrafrique ne bénéficie pas d’un volume significatif de transferts, contrairement à d’autres États africains.

La fluctuation du cours du bitcoin ne menace pas seulement son utilisation en tant que moyen de paiement, mais également en tant que réserve de valeur. Il semblerait que le Salvador ait tablé sur l’envolée du cours - que ses promoteurs imaginent inévitable - comme moyen de faire rentrer des devises étrangères dans le pays. En réalité, loin d’être promis à une hausse perpétuelle, le prix du bitcoin semble relativement bien corrélé aux marchés financiers. La cryptomonnaie constituerait un actif hautement spéculatif qui ne protégerait ni de l’inflation ni des aléas boursiers.

Les dépenses engagées par le Salvador pour acquérir plus de 2 200 bitcoins exposent ainsi ses finances publiques : acheté à un cours moyen de 50 000 dollars (soit une dépense de 110 millions de dollars), le bitcoin est à l’heure où nous écrivons ces lignes descendu à 30 000 dollars, ce qui représente pour le Salvador une perte de 35 millions de dollars environ. Cette situation place le pays sous la menace d’un défaut de paiement, le Fonds monétaire international (FMI) et les agences de notation ayant dégradé la note de la dette souveraine du Salvador à la suite de son adoption du bitcoin.

Une concentration extrême

VIDEO: Un trouvaille mystérieuse étonne les chercheurs américains
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À moins d’être particulièrement doué en informatique et de connaître quelqu’un qui souhaite vous vendre des bitcoins, la meilleure manière d’obtenir et de dépenser cette cryptomonnaie est de passer par un intermédiaire, c’est-à-dire une plateforme d’échange (Coinbase étant la plus connue). Ces entreprises, par lesquelles transitent environ 98 % des transactions, exigent votre identité à l’ouverture d’un compte. Une fois cette formalité accomplie, vous pouvez leur acheter des bitcoins par virement bancaire ou autre moyen de paiement conventionnel. Le caractère anonyme et décentralisé disparaît, tout comme l’autonomie vis-à-vis des marchés financiers et de l’État. En effet, ces plateformes sont presque systématiquement régulées par les autorités financières du pays d’où elles opèrent. Les plus fiables sont les plus régulées, alors que d’autres ont subi des piratages informatiques entraînant la perte de millions de dollars pour leurs clients.

La décentralisation du bitcoin est donc très discutable. Selon une étude de Goldman Sachs datant de 2021, seulement 20 % des bitcoins sont « liquides » et 85 % sont possédés par de très gros porteurs. Moins de 100 wallets se partagent plus de 15 % des bitcoins. Cette extrême concentration de la richesse confère aux gros porteurs (appelés whale dans le jargon) un pouvoir considérable en termes de manipulation des cours et de pression sur les autres acteurs impliqués dans la gouvernance du bitcoin.

Enfin, 60 % de la puissance de calcul des mineurs est répartie entre cinq pools (ou consortiums) de mineurs. Et la dynamique est à la concentration, avec les risques que cela implique en matière de gouvernance et de sécurité. Toutes ces limitations restreignent l’usage du bitcoin à deux types d’activités : la spéculation financière, qui augmente la volatilité et l’instabilité des cours, et les activités illégales.

Contrer les sanctions américaines

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Nouvo

En matière d’activités illégales, le bitcoin apporte des avantages indéniables. Aucun État ou aucune institution ne peut bloquer une transaction, et cette dernière est irréversible. Un utilisateur qui ne fait pas appel aux sociétés de courtage type Coinbase peut opérer en relative discrétion. Les inconvénients du bitcoin (délai de paiement, complexité d’utilisation, volatilité des cours) deviennent acceptables lorsque l’alternative consiste à réceptionner plusieurs valises d’argent sale… Cela explique l’explosion de la cybercriminalité.

En 2021, le Colonial Pipeline, sur la côte Est des États-Unis, fut contraint d’arrêter ses opérations pendant plusieurs jours à la suite d’un piratage informatique, provoquant des pénuries d’essence dans certaines régions. Pour récupérer ses accès informatiques et redémarrer la production, la société a dû verser aux hackers une rançon en bitcoins de 4,4 millions de dollars.

Mais le FBI et les autorités américaines parviennent de plus en plus fréquemment à récupérer une partie, voire la totalité, des sommes ainsi extorquées. Dans l’affaire du Colonial Pipeline, plus de 2 millions de dollars ont été recouvrés en moins d’une semaine. Et depuis que le bitcoin est utilisé pour contrer les sanctions économiques américaines (notamment par la Russie), les États-Unis se donnent les moyens de répondre. Au-delà des sanctions financières imposées par Washington à des individus et à des entreprises étrangères suspectés, par exemple, d’avoir aidé la Russie à contourner des sanctions, le département de la Justice (DOJ) vient d’inculper un ressortissant américain accusé d’avoir eu recours au bitcoin pour aider des sociétés russes à échapper aux sanctions. De quoi remettre sérieusement en question le dernier « atout » du bitcoin : sa résistance à la censure et au contrôle des États.

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Pair à pair ou peer to peer : de particulier à particulier, sans passer par un intermédiaire ou une autorité centrale (banque, organisme financier...). Le terme est également utilisé dans le contexte de l’informatique pour évoquer des réseaux où chaque participant est à la fois « client » et « serveur » (par opposition à un système client-serveur où les utilisateurs se connectent à un serveur central pour échanger des informations avec ce dernier).

Pour comprendre le mécanisme dans son ensemble et ses détails, voir cette petite vidéo explicative « Le bitcoin et la blockchain ».

Selon la Banque mondiale, en 2020, 15,5 % des Centrafricains avaient accès à l’électricité.

La société Chainalysis, citée par Reuters, estime à 1 milliard de dollars le total des transferts vers l’Afrique en bitcoins en 2019, soit environ 1 % des 100 milliards de dollars (93,5 milliards d’euros) envoyés chaque année à l’Afrique. Des estimations plus optimistes tablent sur 8 milliards de dollars en 2021.

La dégradation d’une note a pour principale conséquence de rendre plus difficile le recours à l’emprunt sur les marchés financiers.

L’aspect spéculatif est facilité par l’introduction d’autres cryptomonnaies, appelées « stablecoin », censées garantir une parité d’échange avec le dollar. Cette garantie est néanmoins fortement remise en cause du fait du manque cruel de transparence de ces sociétés : l’une d’entre elles a perdu 99,9 % de sa valeur en quelques jours, d’autres sont considérées comme de potentielles bombes à retardement.

Le Colonial Pipeline est un oléoduc long de 8 900 kilomètres transportant des hydrocarbures depuis Houston, au Texas, jusqu’au port de New York, aux États-Unis.

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Author: Todd Cross

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